sitemap  Sitemap    Home  

Psychothérapie      Médicaments      Prévenir les rechutes
Psychothérapie

Différentes formes de psychothérapie sont utilisées dans le traitement d'un trouble obsessionnel-compulsif:
  • thérapie comportementale
  • Psychothérapie systémique de brève durée
  • thérapie psychanalytique
  • thérapie psychodynamique
  • thérapie familiale
  • groupes d’entraide
  • techniques de relaxation
  • livres comprenant un programme d’entraide

La thérapie comportementale et la psychothérapie systémique de brève durée ont donné les meilleurs résultats. Au cas où elles ne seraient pas disponibles, ou en complément à celles-ci, les Groupes d'entraide (encore très rares en Suisse) ou les programmes d’entraide peuvent apporter une aide précieuse.

Chances de succès

25 % des patients excluent pour eux-mêmes une psychothérapie. 50 à 80 % des autres patients ont rapporté une diminution de leurs symptômes obsessionnels-compulsifs. Du reste, contrairement au traitement médicamenteux, le succès d’une psychothérapie perdure en général au-delà du traitement.

Déroulement d’une thérapie comportementale

Une thérapie comportementale dure en général au moins 2 mois et comporte des séances d’une heure par semaine en cabinet du thérapeute. Cependant, c’est dans votre environnement naturel, c.-à-d. là où vous êtes amené(e) à accomplir normalement vos actes compulsifs, qu’on obtiendra plus efficacement de véritables améliorations. C’est pourquoi le / la thérapeute convient avec vous d’une série de devoirs à domicile que vous pouvez faire au quotidien. Il est donc très important que vous fassiez vos exercices de modification du comportement pour obtenir une amélioration. Pour faire ces exercices, il existe des logiciels d'aide qui peuvent être adaptés à la situation individuelle du patient.
Il existe aussi des formes de thérapie intensive où votre thérapeute vous accompagne quotidiennement. Si vos symptômes obsessionnels-compulsifs vous tourmentent énormément, il peut être utile de suivre la thérapie en milieu hospitalier.

Normalement, le patient et le thérapeute passent leur première heure ensemble à créer le contact. Si l’un et l’autre considèrent qu’une relation thérapeutique dans le contexte donné serait bénéfique, on définit les conditions-cadres d’une thérapie: à combien s’élève le coût prévu du traitement, qui prendra en charge les frais, quand et à quel rythme les séances auront-elles lieu? On fixe ensuite les objectifs de la thérapie. C’est en fonction de ces objectifs que les progrès du traitement seront périodiquement évalués.

Au cours des séances suivantes, le thérapeute entreprend d’enseigner au patient comment mieux contrôler ses actes. Pour cela, le patient doit s’exposer à des situations qu’il s’efforce d’éviter en temps normal ou qui lui inspirent une angoisse particulièrement forte. Il doit p. ex. toucher des objets sales. Le thérapeute veille naturellement à ce qu’il n’arrive rien de fâcheux au patient. Cette partie de la thérapie est appelée "exposition in vivo”. Dans ce genre de démarche, on attend bien sûr du patient qu’il se domine – ce qu’il ne réussira que s’il est vraiment motivé à changer. Dans une deuxième étape, celle de l’inhibition des réactions, il s’agira d’empêcher les réactions habituelles (p. ex. se laver les mains).

La thérapie cognitive est un prolongement de la thérapie comportementale. Elle vise une modification non seulement du comportement, mais aussi de la pensée. Comme les actes compulsifs sont souvent précédés de pensées obsessionnelles et que certains patients apprécient de recevoir des informations plus précises sur leur maladie, cette approche thérapeutique apporte un complément précieux. Le thérapeute exerce le patient à occuper son esprit de pensées qui l’aident et discute des idées compulsives existantes.

Le bon choix du/de la thérapeute

Vos symptômes ne pourront s’améliorer que si vous avez confiance en votre thérapeute. Votre médecin pourra vous communiquer des adresses.
N’hésitez pas à changer de thérapeute si votre relation avec le premier ne vous satisfait pas. Si vous ne sentez pas d’amélioration pendant la thérapie et que votre thérapeute ne vous instruit pas de vous exposer à des situations qui vous confrontent à vos craintes, parlez-en à votre thérapeute. Au cas où rien ne changerait, demandez conseil à votre médecin de famille ou renseignez-vous après des sociétés spécialisées figurant dans la collection de links. On ne trouve pas encore partout des thérapeutes spécialement formés pour traiter le trouble obsessionnel-compulsif, mais leur nombre est en augmentation.